Louis Piérard, Manet l'incompris (1945)
“ Ce Parisien raffiné, aux propos parfois sarcastiques, n'avait rien d'un sceptique. Il avait une façon bien à lui d'exprimer ses enthousiasmes devant la nature ou devant une œuvre d'art, un Jongkind, un Constantin Guys, un Whistler, un Monet, un Pissaro, un Degas, un Gauguin. Il avait un claquement de la langue caractéristique, comme s'il dégustait un mets ou une boisson de choix. Tous ceux qui l'ont connu, vantent sa politesse exquise. Degas qui, lui, était d'un tout autre tempérament, a dit un jour : « Comment voulez-vous qu'on puisse être mal avec Manet ? » ”
