Tauromachie

Définition et enjeux

MM. Gustave Doré et Ch. Davillier,  Le Tour du monde

“ Seulement, l’art de la tauromachie changea complétement de face : autrefois la noblesse seule figurait activement dans ces fêtes, et il suffisait, pour combattre le taureau, d’un cheval et d’une lance ; vers la fin du siècle dernier on commença à voir les picadores, puis les adroits banderilleros, les agiles chulos, et enfin l’espada, qui combattit le taureau à pied, face à face, sans autres moyens que son épée et sa muleta, petit morceau d’étoffe rouge qu’on appela aussi l’engaño, c’est-à-dire le leurre, la tromperie, parce qu’il est destiné à tromper l’attention du taureau. ”
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Alfred-Auguste Cuvillier-Fleury,  Voyages et voyageurs, 1837-1854 (1854)

“ Le taureau qui entre dans l'arène après ce premier combat avait la vie duré. Le caballero le frappe cinq fois de sa lance; l'animal ne tombe qu'au cinquième coup.
Le troisième taureau se précipite avec une telle fureur sur l'intrépide Romero qu'il renverse son cheval; mais don Romero lui fait, en tombant et sans vider les arçons, une blessure mortelle. Le cheval se relève et le cavalier avec lui. Le taureau va tomber à quelques pas. Des applaudissements frénétiques accueillent ce coup extraordinaire et presque unique dans les annales de la tauromachie.
”
Source : Gallica

Justin Cénac-Moncaut,  L'Espagne inconnue, voyage dans les Pyrénées… (1861)

“ Au dessous de la loge de l'alcade, sont les amateurs effrénés. Jeune Navarre et noblesse dorée s'entassent, se pressent, se liguent avec la passion la plus ardente de la tauromachie ; ces connaisseurs émérites prétendent juger tous les coups, condamner ou applaudir tous les mouvements, surtout défendre l'honneur des taureaux navarrais contre les orgueilleuses prétentions des Castillans. ”
Source : Gallica

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