Lionel de La Laurencie

Élements biographiques

Lionel de La Laurencie "España", simples esquisses (1890)

C'est un travail inouï de patience, un merveilleux chefd'oeuvre de composition. Ici, un arbre de Jessé lance au ciel ses rameaux chargés de personnages qui, sur leurs instruments de musique, chantent les célestes concerts. Là, les anges déchus tombent au fond des enfers, en cataractes brouillées et furieuses ; plus loin, les Docteurs de l'Eglise, les Saints et les Apôtres se drapent de leurs manteaux à larges plis, saupoudrés de la poussière des réparations qui, en accentuant leur relief, leur donne un aspect de vie réelle.
San Isidoro est le saint Denis des vieux rois de Castille et de Léon.
Source : Gallica

Lionel de La Laurencie "España", simples esquisses (1890)

L'architecture est plus légère, plus méridionale, plus niçoise. La teinte claire des pierres et les briques rouges sont souriantes au soleil, ont l'air avenant et coquet, et sur la cité espagnole, point de ces brumes épaisses, de ces nuages gris et tristes qui pèsent de tout leur poids sur les villes industrielles du Nord.
Si Madrid n'est pas très espagnol dans ses constructions, il est très espagnol par sa vie. Les usines sont rares, l'industrie se cache presque honteuse ; la flânerie, le plaisir et le luxe régnent sans partage
Source : Gallica

Lionel de La Laurencie "España", simples esquisses (1890)

C'est à un sentiment délicat de reconnaissance et d'amour filial qu'est due la bibliothèque Colombine, fondée par Fernand Colomb pour y l'assembler les objets familiers de son père, les témoins de sa vie de travail, les modestes auxiliaires de son génie toujours en quête.
Devant l'Imago mundi de Pedro de Alliaco annotée de la main du grand navigateur, le coeur bat plus fort ; il semble qu'on assiste à ces veilles fécondes d'où va surgir tout à coup comme un éclair l'idée révélatrice, « l'eurêka » de l'obstiné chercheur.
Source : Gallica

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