Palacio del Prado

Définition et enjeux

E. Joly,  L'oeillet de Séville : impressions d'Espagne (1922)

“ Le musée du Prado raconte la gloire d'un art autonome ; la petite chapelle de San Antonio della Florida résume dans sa décoration la beauté d'une race ; le palais dont la hauteur regarde au loin l'Escorial nous impose l'idée d'un patriotisme continuant à dominer la vie et la mort.
Il est peu d'émerveillements aussi brusques que l'arrivée au Prado. Les toiles s'offrent à vous dès l'entrée sans vestibules, dans ce palais d'architecture insignifiante mais plein de chefs-d'oeuvre à vous faire croire qu'il en déborde.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles de Mazade Charles de Mazade,  L'Espagne moderne (1855)

“ D'un côté sont de superbes palais, tels que le BuenRettro, le Musée et le magnifique jardin botanique ; une partie de la ville se répand sur le flanc opposé et vient déboucher par les rues d'Alcala, San-Geronimo et Atocha, qui vont en s'élargissant et forment des issues grandioses. Tout le Prado est sillonné d'allées d'arbres au bout desquelles s'élèvent les gracieuses fontaines d'Apollon, de Cybèle et deNeptune. Le Prado est à Madrid ce que sont les Champs-Elysées à Paris. S'il y a moins de grandeur, il y a plus de grâce peut-être. ”
Source : Gallica

Reinhold Baumstark,  Reinhold Baumstark. Une Excursion en Espagne… (1872)

“ Cette façade, située dans le prolongement de la Carrera de Geronimo, a un portique de colonnes doriques : c'est par là qu'entre le public. Le monument a près de sept cents pieds de long ; la hauteur n'est pas proportionnée, et comme l'édifice s'appuie à la montagne, l'élévation paraît encore moindre qu'elle ne l'est en réalité ; l'ensemble produit cependant une bonne impression, qui résulte de la dignité du style, des belles plantations, de la situation dans la partie la plus brillante du Prado. Le roi Charles III, qui a bâti ce palais, le destinait à un musée d'histoire naturelle. ”
Source : Gallica

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