E. Joly, L'oeillet de Séville : impressions d'Espagne (1922)
“ Le musée du Prado raconte la gloire d'un art autonome ; la petite chapelle de San Antonio della Florida résume dans sa décoration la beauté d'une race ; le palais dont la hauteur regarde au loin l'Escorial nous impose l'idée d'un patriotisme continuant à dominer la vie et la mort. Il est peu d'émerveillements aussi brusques que l'arrivée au Prado. Les toiles s'offrent à vous dès l'entrée sans vestibules, dans ce palais d'architecture insignifiante mais plein de chefs-d'oeuvre à vous faire croire qu'il en déborde. ”
