Gaston Robert de Salles

Résumé

Gaston Robert de Salles Les folles nuits, légende du Prado (1854)

Vous êtes une belle créature de Dieu , à moins cependant que ce ne soit du diable , Annette , type de la beauté juive dans sa plus splendide expression ; vous dont les longs yeux ont tant de langueur et disent tant de choses étranges , vous dont le profil a la pureté d' un camée antique , et dont tous les muscles ont cette beauté de formes luxuriantes dont la richesse irrite les nerfs et fait naître la convoitise !
Source : Gallica

Gaston Robert de Salles Les folles nuits, légende du Prado (1854)

Mon Prado est un aristo , comme on disait en feue République , et compte plus de quartiers de noblesse que les plus grands noms du faubourg Saint-Germain , et il faut ici lui rendre cette justice , qu' il n' en est pas plus fier pour cela , ce en quoi les monuments se montrent bien supérieurs aux hommes auxquels ils donnent de continuelles leçons de sagesse et de sens commun . Tel marquis paralytique et cacochyme , perdu de goutte et de rhumatismes , se croit le soutien inébranlable , le rempart de toute une dynastie , tandis qu' il ne peut se soutenir lui-même .
Source : Gallica

Gaston Robert de Salles Les folles nuits, légende du Prado (1854)

Revenons aux femmes . César vous êtes destiné à réussir près d' elles , je veux par mes conseils accélérer vos succès . D' abord il est quelque chose qui sonne fort agréablement à leur oreille : c' est une bourse bien doublée , en dehors de cela il n' y a jamais rien ; on demande un serin dont on pourrait faire un pigeon . – Un jeune imprudent de votre âge voulut séduire une de ces dames par les charmes d' une littérature à la vanille et au benjoin , le résultat
résultat médiocre .
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature