Résumé

Ange Seyval Les amours des bals publics de Paris… (1846)

Tout a été dit sur ces malheureuses créatures qui, avec les amants de leur choix, viennent oublier dans un soir de plaisirs grossiers les dégoûts, les humiliations d'une semaine entière.
Pourquoi soulever le voile qui doit couvrir un tableau flétrissant de la natilre humaine. Là, la pensée erre avec une vague tristesse, le cœur s'oppresse et la pitié s'étend sur ces pauvres parias de la civilisation. Pourrait-il sentir un sourire effleurer ses lèvres celui qui a un noble sentiment dans la poitrine, à la vue de ces bruyantes orgies de la danse.
Source : Gallica

Ange Seyval Les amours des bals publics de Paris… (1846)

Les hommes sont tous aveugles, dit-elle alors, en haussant les épaules. Je ne m'étonne plus s'ils font parfois tant de sottises : c'est la faute de leur nature.
–Mais expliquez-vous donc, repris-je avec anxiété.
Je vous ai dit, commença Bathilde, que Céphise avait eu des amants. Je vous-ai parlé de Raoul Hémery, un jeune clerc d'avoué avec qui, depuis quelques temps, elle avait rompu subitement sans que personne pût pénétrer le motif de cette brusque séparation. Maintenant tout s'est expliqué. Raoul possédait toute la confiance de son patron.
Source : Gallica

Ange Seyval Les amours des bals publics de Paris… (1846)

Mais ne nous appesantissons pas sur ces turpitudes dégradantes pour l'humanité ; car, alors je compris comment Léon, qui n'avait fréquenté que ces créatures , pouvait les mépriser toutes par ce qu'il en avait vu ; je compris aussi combien d'éléments volcaniques peut renfermer le cœur d'une femme, et combien ce cœur est dangereux lorsqu'une solide éducation, lorsque les règles de la pudeur qu'exige la civilisation , ne tempèrent plus le feu des passions, ou que ces principes brisés ne lui opposent plus une digue assez puissante pour les contenir.
Source : Gallica

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