Paul Perret

Paul Perret

Résumé

Portrait de Paul Perret Paul Perret La Parisienne (2e édition) (1868)

Il y a de vieilles lunes, il n'y a pas de vieilles roses.
L'être surprenant et si éloigné de la nature, l'être adorable qui porte le nom de Parisienne, et qui le mérite, se meut dans un cercle étincelant de coquetterie et de jeunesse. Viennent les rides et les ombres de l'âge, l'enchantement s'évanouit. La salamandre est faite pour se jouer dans le feu non dans les cendres.
De la règle que je viens de poser tout à l'heure, à savoir que la vraie, la seule Parisienne est née à Paris, il ne faudrait pas conclure que toutes
les femmes nées à Paris soient des Parisiennes.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret La Parisienne (2e édition) (1868)

A quoi bon jeter sur son visage ces lueurs alanguies? Il n'a ni la pâleur nacrée de celui des femmes d'Asie, ni le profil accusé des visages grecs; il ne se montre point sous une chevelure noire aux teintes bleues comme l'aile battante du corbeau ; il n'a pas besoin de ces ambitieuses oppositions d'ombre et de lumière. Avant tout, c'est une physionomie, reflet animé d'un esprit vivant et d'une âme affranchie par des mœurs libres. Que si, par hasard — oh ! bien par hasard ! — la Parisienne est une pécheresse et que son regard exprime la sensualité, c'est une sensualité active.
Source : Gallica

Portrait de Paul Perret Paul Perret La Parisienne (2e édition) (1868)

Ainsi, la demoiselle parisienne perd bien vite par l'expérience le flatteur espoir de trouver un mari au bal, son galon, sa croix à elle, dans cette mêlée. — Au plus fort de leur étourdissement, ses danseurs, quand ils la tiennent frissonnante dans leurs bras, se disent : Peuh! quelle dot?
La dot ? mais il y a sa beauté, quelquefois son esprit, et la provision d'amour emmagasinée dans le fond de son cœur. Mademoiselle connaît tous ces biens qu'elle possède et les apprécie ce qu'ils valent.
Source : Gallica

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