Résumé

Ces dames du grand monde, par une femme qui n'en est pas (1868)

Madame de V. n'est-elle coquette que pour son mari, ou l'est-elle aussi pour les autres?
Que madame de V. ait l'ambition, bien légitime d'ailleurs, de conquérir de plus en plus le cœur de son mari, ou qu'elle rêve d'autres lauriers, elle n'en fait pas moins des dépenses exorbitantes, menaçantes; son budget, très-constitutionnel, a besoin de crédits
supplémentaires, complémentaires, et est toujours en déficit à la fin de chaque mois. Si madame a de grands succès dans le monde, ils coûtent cher à son mari. C'est une femme à outrance, tout comme nos cocottes.
Source : Gallica

Ces dames du grand monde, par une femme qui n'en est pas (1868)

Madame de V., contraste frappant avec son mari, est une toute jeune brune, pleine d'ardeur et d'excès, de goûts extrêmes et ruineux, de ruse et d'esprit : elle est femme enfin ! C'est la fine fleur exécrée des dames, adorée des hommes, remarquée et recherchée de tout le monde. Elle n'a pas de rivale en élégance et en magnificence. Elle possède ce besoin d'admiration, ce désir de plaire, cette charmante ambition des femmes, cette soif de conquêtes où elle sort victorieuse; mais, hélas! comme l'abeille, elles laissent parfois leur vie dans leur triomphe.
Source : Gallica

Ces dames du grand monde, par une femme qui n'en est pas (1868)

Madame de P., cette beauté robuste qui craint de se compromettre, préfère ses laquais. Tout le monde connaît cette femme si exigeante, qui fait manger à sa livrée des truffes et des écrevisses à la bordelaise.
* *
Madame de B. aime les jeunes gens dévots. Elle n'a pas grand choix, car ils sont rares.
* * *
Madame de R. aime les militaires : l'uniforme bleu de ciel et le pantalon garance la plongent dans des ravissements éthéréens; le
bruit du sabre résonnant sur le pavé lui donne des tremblements nerveux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature