Maria Deraismes,
À bon chat bon rat
“ D’ailleurs, l’amitié ne peut avoir rien de blessant pour l’amour-propre. OCTAVE. Pardon, madame, l’amitié est un sentiment secondaire par rapport à l’amour. Donc il humilie la femme qui en est l’objet. ANTOINETTE. Ce raisonnement aurait de la vraisemblance si la femme ressentait de l’amour pour celui à qui elle veut en inspirer. Croyez-vous qu’on puisse l’éprouver pour le premier venu ? OCTAVE. Remarquez bien, madame, qu’en cela il n’est pas question de ce qu’on éprouve, mais de ce qu’on veut faire éprouver. C’est une satisfaction de l’orgueil, et le cœur n’y entre pour rien. ”
