Bal public

Définition et enjeux

Portrait de Anatole-Henri-Philippe de Ségur Anatole-Henri-Philippe de Ségur,  Les enfants de Paris : esquisse d'après nature (1893)

“ Le bal qui tue l'âme, en attendant le corps, c'est le bal public, où l'on va sans autre billet d'invitation qu'une affiche et une pièce de dix sous, où les mères sont absentes, où la gaieté est malsaine, où l'on se grise de tournoiements insensés, de rafraîchissements frelatés, d'éclats de rire déshonnêtes, où la danse n'est qu'une agitation désordonnée, une sorte de folie en commun, entre jeunes gens qui ne se connaissaient pas en entrant, et qui se connaissent trop en sortant. ”
Source : Gallica

Paris en chansons : notice sur les types excentriques de la grande ville…

“ Du bal public qui ne voit que l'ensemble, Halluciné par sa folle gaîté, Peut croire heureux tous ceux-là qu'il rassemble, Alors qu'il est plus d'un rire emprunté.
Se méprenant à cette folle ivresse, 1 Qui suit l'entrain d'un orchestre enchanteur, Il peut encore entrevoir la tendresse Dans des élans qui n'eurent rien du cœur.
”
Source : Gallica

Pierre Véron,  Paris s'amuse (1861)

“ Du bal officiel où les jeunes aspirants aux hauts emplois polkent pour ne pas mécontenter leurs patrons, au bal public où l'administration solde des lanciers en représentation, en passant par le bal bourgeois, dans lequel les surnuméraires paient en ronds de jambes les sirops qu'ils consomment, partout la danse est passée à l'état de métier. ”
Source : Gallica

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