Fulgence Girard

Résumé

Fulgence Girard Deux martyrs, par Fulgence Girard (1835)

Tu ne penses point, sans doute, que je
sois jaloux; non : tu sais ce que c'est que
la jalousie dans notre coeur, à nous autres. Elle n'y entre pas sans le briser, mais ce n'est point en paroles qu'elle en sort...— Je dois rendre d'ailleurs justice à Giulia ; elle sait de combien d'amour j'entoure sa vie ; si, frêle et dolente, elle n'est point née pour les passions vives, je possède du moins tout ce que son coeur a de puissance d'aimer. — Ma détermination ne regarde que moi seul ; si elle touche à Giulia, c'est à cause des usages et de nos susceptibilités, non à cause d'elle.
Source : Gallica

Fulgence Girard Deux martyrs, par Fulgence Girard (1835)

Puis des promenades : elle languissante, suspendue au bras de l'époux; promenades où toutes les phrases colorées, poétiques, délirantes, ne veulent dire qu'un mot : je t'aime !
Ou bien encore ces courses du soir, à deux, au clair de la lune, sous les branches des arbres, dans quelque allée bien reculée, perdue; la nature dort, le rossignol chante, les étoiles pleurent de la rosée, et sourient des étincelles : momens ineffables, où c'est assez, pour le bonheur, de sentir près de son bras un coeur battre, une haleine qui, parfois, passe tiède sur la joue : c'était là son amour !
Source : Gallica

Fulgence Girard Deux martyrs, par Fulgence Girard (1835)

Joch a grandi. Si neuf années sont beaucoup dans l'existence d'une femme, neuf années sont toute une existence nouvelle sur le front de l'enfance; aussi ce laps de temps at-il fait un homme de ce petit Joch, qui comptait dix années à peine lorsque, avant de le quitter, Andréa lui donna ce baiser paternel, le dernier qu'il dût recevoir.
Seule, s'isolant du monde, ensevelie dans sa villa, Thérésa n'a vécu que pour son fils, comme son fils n'a vécu que près d'elle et par elle.
Source : Gallica

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