Élémir Bourges,
Crépuscule des dieux...
(1927)
“ Les coups de tonnerre ne cessaient point ; le comble entier de l'hôtel résonnait, sous une averse furieuse. Et Giulia, non plus qu'Otto, ne parlait plus. A quoi songèrent-ils, dans ces minutes suprêmes, au bord de l'abîme ouvert devant eux? Lui, le regard fermé et noir, farouche, le visage enflammé, où paraissaient des taches livides, fronçait la face par moments, comme pour en chasser une guêpe importune; et Giulia, pâle à mourir, demeurait superbe et impassible. Peut-être, à ce terrible moment, quelque horreur leur toucha le cœur, les pénétra d'effroi, de repentir sur eux-mêmes. ”
