Eugénie Foa,
Le petit poète
(1860)
“ Mon Dieu, mon Dieu! disait Giulia respirant à peine, faites que nous n'arrivions pas trop tard ! Tout à coup elle s'arrêta ; une haie de soldats, mornes, sévères, l'arme au bras, forme un cordon qu'il est impossible de franchir; comment, si elle aperçoit son père, pourra-t-elle parvenir jusqu'à lui? D'un regard avide et plein d'anxiété, elle cherche à distinguer le visage des malheureux que la mort va frapper; mais la distance l'en empêche. Cependant un peloton de vingt-cinq hommes s'avance; on charge les armes, l'un des captifs est amené : c'est Viscentini. ”
