Eugénie Foa

Eugénie Foa

Résumé

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Le petit poète (1860)

Mon Dieu, mon Dieu! disait Giulia respirant à peine, faites que nous n'arrivions pas trop tard !
Tout à coup elle s'arrêta ; une haie de soldats, mornes, sévères, l'arme au bras, forme un cordon qu'il est impossible de franchir; comment, si elle aperçoit son père, pourra-t-elle parvenir jusqu'à lui? D'un regard avide et plein d'anxiété, elle cherche à distinguer le visage des malheureux que la mort va frapper; mais la distance l'en empêche. Cependant un peloton de vingt-cinq hommes s'avance; on charge les armes, l'un des captifs est amené : c'est Viscentini.
Source : Gallica

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Le petit poète (1860)

Son fils, Luidgi, joli enfant de six ans, au regard limpide comme un beau ciel, au front candide et ouvert, à la brune chevelure tombant à flots sur ses épaules; Luidgi était à côté de lui : il prit la main de son père, y déposa un baiser, et, avec ce baiser, y laissa tomber une larme. Antonio le regarda, mais son regard n'était empreint d'aucune sévérité. Il resta quelque temps plongé dans le silence. Enfin, s'adressant à Lucrézia Cérami, il l'invita d'une voix tremblante à s'asseoir. Le souffle de Dieu avait chassé la haine de son cœur et y avait placé le repentir.
Source : Gallica

Portrait de Eugénie Foa Eugénie Foa Le petit poète (1860)

Quand Georges recouvra ses sens, il était sur le sein de sa mère, et son fidèle compagnon, le brave, l'intelligent Ralph, lui léchait les mains.
Devenu lord et pair d'Angleterre, et, qui plus est que tout cela, grand poëte, il est une société que Georges Byron ne négligea jamais, ce fut celle de son chien. Quand Ralph mourut, le grand homme versa des larmes. En butte aux coups de la haine et de l'envie, il venait de perdre un ami qui, lui du moins, ne l'avait jamais trahi, et qui jadis l'avait sauvé.
Source : Gallica

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