Pierre Mille,
Trois femmes
(1920)
“ Alors, Amanda se sent faible à mourir, les membres de nouveau rompus. Mais elle se donne de bonnes raisons, recommence à penser au lendemain avec extase, avec des larmes qui lui rafraîchissent le cœur. Demain, il viendra chez elle, un bouquet, une bague dans la main, quelque chose d’insignifiant et de charmant. Car c’est ainsi qu’ils font, elle le sait bien. Le grand coup de bonheur du matin la soutient, lui fait dédaigner le doute. Elle va au Louvre, fait l’acquisition de toute une toilette, presque un trousseau personnel ; et, pour la première fois de sa vie, elle a du goût. ”
