Madame de Stolz, Le secret de Laurent (1878)
“ Laurent n'oubliait pas. La suprême consolation des vieillards, c'est de voir grandir les enfants. Le général se complaisait à voir grandir sa petite-fille, à surprendre sur son front cette nuance, à peine sensible, qui est le passage de l'enfance à l'adolescence. Tandis qu'Espérance avait gagné, par l'esprit de devoir et par la charité, un calme d'imagination dont sa nature rêveuse semblait incapable, Alice formée par la tendresse intelligente de sa mère était devenue une jeune fille, non-seulement brillante, mais instruite; ce qui est, de notre temps, beaucoup plus rare. ”
