Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz Le secret de Laurent (1878)

Laurent n'oubliait pas.
La suprême consolation des vieillards, c'est de voir grandir les enfants. Le général se complaisait à voir grandir sa petite-fille, à surprendre sur son front cette nuance, à peine sensible, qui est le passage de l'enfance à l'adolescence.
Tandis qu'Espérance avait gagné, par l'esprit de devoir et par la charité, un calme d'imagination dont sa nature rêveuse semblait incapable, Alice formée par la tendresse intelligente de sa mère était devenue une jeune fille, non-seulement brillante, mais instruite; ce qui est, de notre
temps, beaucoup plus rare.
Source : Gallica

Madame de Stolz Le secret de Laurent (1878)

Elle me disait avec des larmes dans la voix: — «Marie, vous êtes la seule amie qui me reste en ce monde ! » Tu vois maman que j'ai bien fait de me rapprocher d'elle?
— Oui, tu as bien fait, continue jusqu'à la fin.
Dis-lui que le bon Dieu ne fait pas semblant de nous aimer, Lui ! qu'il nous aime vraiment et nous pardonne toujours? Elle te croira peut-être?
Oh! oui, elle te croira. Qui donc pourrait douter de tes paroles ?
- Mais, hélas ! c'est fini, maman ; je n'ai-plus d'épargnes; je ne puis plus rien lui donner.
C'est là ce qui me rend triste. Ah ! si la marquise le savait !
Source : Gallica

Madame de Stolz Le secret de Laurent (1878)

Marie lui disait de temps à autre, et toujours en riant : « Mon petit papa, sœur Euphrasie me fait des cadeaux parce qu'elle est contente de moi. » Il souriait et acceptait ces cadeaux, avec l'impétueux désir du malade qui croit hâter sa guérison.
La marquise, dont le cœur véritablement bon n'oubliait pas, n'avait jamais perdu de vue la famille du menuisier; et c'était par elle que venait le secours dans les moments de crise. Cette
douce et tutélaire -puissance qui, à l'heure dite, agissait sans paraître, n'était plus une force mystérieuse pour la bonne Marguerite.
Source : Gallica

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