Jean Macé

Jean Macé

Résumé

Portrait de Jean Macé Jean Macé Théâtre du Petit Château (1862)

SOPHIE.
Du bel ouvrage ! Du monde qui ne la paye pas, et qui la reçoit si mal qu'elle revient ici les yeux tout rouges.
Elle ne te dit pas cela, à toi; mais je vois bien, moi, à ses yeux qu'elle a pleuré.
MADAME BOISSY.
Sophie, le bon Dieu n'aime pas les petites filles qui sont méchantes, et cela fait de la peine à leur maman de leur entendre dire du mal des gens qu'elles ne connaissent pas.
SOPHIE, confuse.
Pardon, maman; je ne le ferai plus. Ah! voilà ma sœur. (Marie entre lentement, et en pleurant.)
MADAME BOISSY.
Mon Dieu! Marie, qu'as-tu, mon enfant? Qu'est-il arrivé ?
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Théâtre du Petit Château (1862)

JUPITER.
C'est trop juste, mon garçon. (Il fait signe à Hébé, qui verse à boire au Corps.) LE CORPS, prenant la coupe.
A votre santé, la société! (Il boit.) Fameux ! (A l'Ame.) Eh bien! madame la princesse, « la faim! la soif! cela ne me regarde pas. » C'est une leçon qu'on vous donne là. Tâchez d'en profiter.
L'AME.
Grossier personnage ! Grand Jupiter, lequel est supérieur de cet être-là, ou de moi ?
JUPITER.
C'est toi, ma fille.
JUNON.
Les femmes sont toujours supérieures:
LE CORPS.
Avec votre permission, madame Junon, je ferai une question au maître de la maison.
Source : Gallica

Portrait de Jean Macé Jean Macé Théâtre du Petit Château (1862)

GRETCHEN, à part.
Je n'y comprends plus rien du tout. (A Wilhelmine, lui tendant la main.) Ce sera un grand bonheur pour moi.
LE BARON, entre. (A part.)
Mon Dieu ! mon Dieu ! est-il possible ! La princesse en paysanne ! quel oubli de sa dignité ! Comment arrêter le scandale? (Apercevant le banc.) Justement la voilà. (S'avançant vers Gretchen.) Eh quoi! Son Altesse. (Il aperçoit Gretchen et demeure ébahi.) LE COMTE.
Eh bien ! quoi, baron? Son Altesse?.
LE BARON.
Ce n'est pas elle.
LE COMTE.
Ce n'est pas elle ! (Prenant Gretchen par la main et la conduisant à Ottilie.)
Source : Gallica

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