Résumé

Hélène et ses amies : histoire pour les jeunes filles… (1870)

De l'endroit où elle était, Hélène ne pouvait rien voir; l'angoisse des quelques minutes d'attente était intolérable. Enfin elle entendit quelqu'un qui grimpait, tombait, glissait; mais au bout d'un instant Ted arrivait auprès d'elle.
—Hélène, dit-il d'une voix étouffée, priez Dieu ! Priez Dieu de sauver Walter !
Duncan! s'écria-t-elle.
—Il sera sauvé, Hélène ! il n'a rien perdu de ses forces ; mais Walter ! mon pauvre Walter-! quel brave garçon ! Il ne peut presque pas se tenir sur le rocher, et cependant il m'a obligé à venir le premier : il n'a plus de forces du tout. Oh! Hélène!
Source : Gallica

Hélène et ses amies : histoire pour les jeunes filles… (1870)

Jeanne rougit.
—Je suppose que cela ne vous regarde pas, répondit-elle.
—Eh bien! dit une autre, je n'y crois pas. Hélène vaut mieux que nous toutes, et elle a plus d'esprit aussi, voilà pourquoi vous êtes jalouse d'elle, Jeanne. J'espère qu'elle aura le prix.
—Cela ne vous fait rien à vous, dit Jeanne, parce que vous n'avez pas la moindre chance ; mais pour celles qui pouvaient avoir quelque espoir, ce n'est pas tout à fait aussi agréable. Vous ne doutez pas de ma parole, j'espère?
—Pourquoi ne le dites-vous pas à mademoiselle Long?
Source : Gallica

Hélène et ses amies : histoire pour les jeunes filles… (1870)

Dès qu'il fit jour, mademoiselle Long entra. Marguerite n'allait pas plus mal, mais elle n'allait pas mieux. Hélène pouvait aller la garder, madame Ferguson venait de se coucher. Elle obéit avec joie ; mais l'abattement la saisit en voyant les terribles ravages que cette seule nuit avait faits. Il lui semblait qu'elle n'aurait pas reconnu ailleurs ce pauvre petit visage. L'enfant restait tranquille. Elle dit une fois :
Flora, pourquoi ne m'attendez-vous pas? Je n'aime pas à marcher toute seule. Quand cela finira-t-il? Je suis si fatiguée, et j'ai bien soif.
Source : Gallica

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