Barbara

Définition et enjeux

Portrait de Jean Macé Jean Macé,  Théâtre du Petit Château (1862)

“ MADAME PETERMANN.
Oh! des paysannes comme vous, on n'en trouve pas à la douzaine au marché. (A Barbara.) Mais tu ne dis rien, Barbara. Parle donc. Tu as la langue mieux pendue que cela d'habitude.
BARBARA.
Je ne sais pas quoi dire, maman.
GRETCHEN, regardant Barbara.
Elle a l'air bien gentil, votre demoiselle.
MADAME PETERMANN.
Vous ne savez pas quel bijou d'enfant ça fait. Et bonne !
et adroite de ses mains! et instruite! Nous n'avons rien épargné pour son éducation, par exemple ! Elle joue du piano, telle que vous la voyez. Elle brode comme une fée.
Elle dessine comme un peintre.
”
Source : Gallica

Paul Fournier,  Le roman de Paris : d'après les documents et renseignements fournis par Victorien Sardou… (1909)

“ Blonde comme les moissons d'août, avec ses yeux de pervenche, son teint lilial et sa taille haute et flexible comme les joncs qui parsemaient les rives du fleuve, Barbara était bien la fille des antiques Parises d'avant la conquête, la sœur de ces belles filles de la primitive Lutèce, qui menaient leurs troupeaux au bord des marais où s'élevaient maintenant de somptueuses villas, et sur le flanc du coteau où se dressait l'orgueilleux palais impérial. ”
Source : Gallica

Portrait de Henri de Régnier Henri de Régnier,  Contes de France et d'Italie (1912)

“ Lentement, mais sûrement, dans la fresque où l'avait peinte Longhi, la comtesse Barbara s'animait d'une vie mystérieuse. Ce fut d'abord un doigt qui remua, puis la main, puis un bras, puis l'autre bras. Soudain, elle tourna la tête, elle avança un pied, puis l'autre. Je vis l'étoffe de sa robe s'agiter. Oui, la comtesse Barbara quittait la muraille où, depuis cent cinquante ans, son image immobile était demeurée prise sous les couleurs et les enduits. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature