George Sand,
Théâtre complet de George Sand
“ JACQUES. À cela, je n’ai rien à répondre ; ainsi, voilà que mon âme vous appartient ? CÉLIA. Votre âme, non ! vous n’avez pas d’âme, et votre corps, dépourvu de cœur, n’est plus qu’une ombre. C’est donc un fantôme que j’ai acheté ; et, si cela m’amuse, vous ne me quitterez plus que par mon ordre, vous ne ferez plus un pas sans ma permission, vous ne parlerez même plus qu’à ma fantaisie. Vous riez ?... Pourquoi riez-vous ? JACQUES, riant. L’idée est folle ! ma sombre existence !... un souffle de printemps !... Oui, le zéphyr est un éclat de rire, puisque le printemps est une fête ! ”
