Résumé

Portrait de George Sand George Sand Théâtre de Nohant

MERCURE. Mon égal ! toi, mon esclave ? Prends garde que je ne t’applique mon caducée sur les oreilles !
PLUTUS. Oui-da ! je ne te crains guère, l’homme au petit chapeau ! L’esclave, c’est toi, mon bon ami ; car tu ne peux te passer de moi ; sans moi, tu n’es rien ; c’est ce qui fait que tu n’es pas plus dieu que moi-même.
MERCURE. Tais-toi, brute ! Je suis le fils de Jupiter !
PLUTUS. La preuve ?
MERCURE. Les ailes de mon cerveau. Je suis l’intelligence, l’invention, le calcul, l’activité... Si les hommes abusent de mes conseils, ce n’est pas ma faute.
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Portrait de George Sand George Sand Théâtre de Nohant

FABIO. À vingt ans, on est un homme.
ERGASTE. Je te trouve le parler amer. À qui en as-tu ? à moi, peut-être ?
FABIO. À toi ? Eh ! non.
ERGASTE. À Florimond, le grondeur ?
FABIO. Je ne m’embarrasse point de lui.
ERGASTE. Alors... c’est donc à ton père ?
FABIO. Peut-être à Marielle ; qui sait ?
ERGASTE. Voilà qui est mal, Fabio !
FABIO. Pourquoi m’interroger, si tu veux censurer mes réponses ? Ne me demande rien !
ERGASTE. Si fait ! mieux vaut dire franchement ce qu’on a sur le cœur. Voyons, dis-le-moi, et, si je te reprends, laisse-moi faire ; on ne gronde que ceux qu’on aime, va !
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Portrait de George Sand George Sand Théâtre de Nohant

ANDRÉ. Le diable ? Je le renie !
FRANCINE. Et pourtant vous mettez à la fenêtre des noisettes pour le drac ?
ANDRÉ. Puisqu’on dit qu’il aime ça !
FRANCINE. Si le drac est un esprit, un follet, il ne peut pas manger des noisettes !
ANDRÉ. Il ne les mange pas, il s’amuse avec.
FRANCINE. Oui, c’est lui ou les rats !
ANDRÉ. Oh ! toi, tu ne crois à rien !
FRANCINE. Si fait. Je crois au bon Dieu et aux bons saints ; mais les lutins, les dracs...
ANDRÉ. Les lutins, les lutins, il y en a de bons, il y en a de mauvais. Les dracs ne sont pas méchants quand on ne les fâche pas.
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