Résumé

Henri Le Verdier Le démon de la chair : roman contemporain (1880)

Cette fois Claudine était chez elle. Mademoiselle Dubreuil recut la sœur de Basilic dans la même petite chambre où elle avait
reçu le frère peu de jours avant la mort tragique de madame de Saint-Clair. En entrant chez la femme qui avait inspiré à son frère une si terrible passion, Nelly sentit sourdre en elle une haineuse jalousie contre celle dont la beauté fatale lui avait pris le cœur d'Edmond, du seul homme qui l'eût jamais aimée. Toute une foule de sentiments nouveaux pour elle fit irruption dans cette âme fermée, son regard enveloppa sa rivale et la vit laide.
Source : Gallica

Henri Le Verdier Le démon de la chair : roman contemporain (1880)

Vous ne sortirez pas ! fit brusquement Basilic en saisissant le bras de la jeune fille, vous êtes seule ici et je vous tiens en mon pouvoir. Vous ne me connaissez pas plus que les autres et vous ne savez pas qui je suis!. Je ne vous oublierai pas, comme vous me le conseillez, parce que votre amour fait partie de ma chair et de mon sang, et que la mort seule pourra désormais apporter le repos à mon cœur !. J'ai parfois d'horribles
nuits, où il me semble que si le feu de l'enfer pouvait m'anéantir, je serais guéri de l'ardente folie qui bat mes tempes de rêves convulsifs.
Source : Gallica

Henri Le Verdier Le démon de la chair : roman contemporain (1880)

Basilic fit un prodigieux effort pour ressaisir les rênes de sa volonté. Il découvrit que l'apparition de la croix qui s'était dressée devant lui n'avait été produite que par l'ombre de la croisée sur les rideaux. Il éclata de rire. Cette explosion de gaîté le rendit à luimême. Il se souvint de l'insulte faite à Claudine, il eut peur qu'elle n'allât se plaindre à son pèra, il se vit ignominieusement chassé de la famille Dubreuil, Ferdinand rentré en grâce auprès du pèro, les deux amoureux
mariés, joyeux, entourés d'enfants beaux comme leur mère.
Source : Gallica

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