Alexis Bouvier

Alexis Bouvier

Résumé

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Caulot le garde-chasse (1883)

Les femmes sorties, le garde alla aussitôt mettre les verrous aux portes et revint vers le fauteuil où la malheureuse veuve sanglotait. Celle-ci n'ayant pas bougé, Martial regarda autour de lui et dit d'une voix sourde, en lui touchant l'épaule : — Orphise, c'est moi !.
Comme mue par un choc électrique, la jeune femme se dressa, et, d'un geste fébrile, écartant ses cheveux en désordre, essuyant ses yeux, elle s'écria : — Toi!. toi! tu oses revenir!. Va-t'en! va-t'en! ou j'appelle au secours.
Martial recula stupéfait, mais se remettant aussitôt, il demanda : — Ah çà! tu es folle!
Source : Gallica

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Caulot le garde-chasse (1880)

Et en disant cela, Fraîchotte accoudée, regardait Misère qui ne put s'empêcher de rire.
— Tout le monde vous le dit, c'était bête comme tout.
— Çà ne fait rien, c'est toujours agréable à entendre.
— Mais je n'irai pas vous faire la cour sachant que vous mourez d'amour pour Martial.
— Oui, je l'aime.
Et la Fraîchotte resta quelques moments pensive, le front plissé, l'œil fixe, puis elle ajouta tout bas : — Il ne m'aime plus!. Elle n'était pas belle cependant cette Pauline.
Source : Gallica

Portrait de Alexis Bouvier Alexis Bouvier Caulot le garde-chasse (1883)

Dès demain je m'en occupe; c'est moi qui te guide. Ne pensons plus à cela. J'ai une faim canine; comme je veux manger à l'aise, fais servir à diner chez toi; je vais retirer mon ventre.
Quelques minutes après, les deux coquins étaient à table. Martial demanda à son complice : — Quel est ton plan ?
— Mon Dieu! fit Misère, il est simple comme tout; ce soir, je vais chez la veuve Vandelowen.
— Bien.
— Je lui dis que je viens officiellement pour lui demander sa main. J'ai d'abord un petit air méfiant, je regarde autour de moi comme un oncle soupçonneux
qui craint de s'engager à la légère.
Source : Gallica

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