Alexis Bouvier,
Caulot le garde-chasse
(1883)
“ Les femmes sorties, le garde alla aussitôt mettre les verrous aux portes et revint vers le fauteuil où la malheureuse veuve sanglotait. Celle-ci n'ayant pas bougé, Martial regarda autour de lui et dit d'une voix sourde, en lui touchant l'épaule : — Orphise, c'est moi !. Comme mue par un choc électrique, la jeune femme se dressa, et, d'un geste fébrile, écartant ses cheveux en désordre, essuyant ses yeux, elle s'écria : — Toi!. toi! tu oses revenir!. Va-t'en! va-t'en! ou j'appelle au secours. Martial recula stupéfait, mais se remettant aussitôt, il demanda : — Ah çà! tu es folle! ”
