Jules Claretie,
Pierrille
(1879)
“ Martial regarda la Paulate fixement, lui prit les mains et d'une voix haute : — Voyons demanda-t-il, vous n'avez pas menti ? — Moi! je le jure sur la tête du petit mort. Et puis, qu'on m'arrête, après tout, vous savez? Qu'est-ce que cela me fait. On me tuera. Je suis poitrinaire, je suis à moitié morte. — La Paulate, dit Martial, avant de parler, attendez à demain. — Et pourquoi attendre? — Parce que ce soir j'aurai vu Pierre Féraud. — Et après? — Eh bien! je l'aurai écrasé en lui apprenant que je connais son crime, et s'il n'est pas un lâche. — C'est un lâche. — Il se tuera. ”
