Violence conjugale

Définition et enjeux

Max Botton Code annoté du divorce... par MM. Max Botton… (1884)

S'il est prouvé que les violences et les sévices de l'époux défendeur ont été provoqués par les injures ou les mauvais traitements qu'il a eu à supporter de la part de son conjoint, il n'y a pas lieu à prononcer le divorce. Il en est notamment ainsi dans le cas où une femme s'est portée à des actes de violence contre son mari, provoquée qu'elle était constamment par les reproches d'infidélité et d'adultère de celui-ci, c'est-àdire par l'injure la plus outrageante qu'un mari puisse faire à sa femme.
Source : Gallica

Charles Marie Joseph Turgeon Le féminisme français II: L'émancipation politique et familiale de la femme

Et cependant, il y a quelque chose de plus triste encore que cette violence sanguinaire: c'est l'acceptation et l'exploitation de l'adultère par les coupables eux-mêmes. Des gens de la belle société tiennent pour une incorrection que l'époux outragé tire vengeance de l'époux infidèle. Les cris retentissants d'autrefois: «Tue-la! tue-le! tue-les!» sonnent mal à leurs oreilles indulgentes. Ils regardent la faute de la femme et l'inconduite du mari comme un prêté pour un rendu. Il semble que, dès qu'elle est réciproque, l'immoralité soit plus facilement excusable.
Source : Gutenberg

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