Résumé

Ernest Glasson Du consentement des époux au mariage… (1866)

S'il est vrai de dire que l'erreur sur une simple qualité ne vicie pas le consentement au point d'autoriser une demande en nullité, d'un autre côté, il importe de ne pas se tromper dans les applications de cette règle, et notamment de ne pas prendre pour une erreur sur une qualité de la personne ce qui constitue quelquefois une erreur sur la personne elle-même. Dans certains cas, en effet, telle qualité sert à distinguer une personne d'une autre, et alors l'erreur sur cette qualité est en même temps et forcément une erreur sur la personne.
Source : Gallica

Ernest Glasson Du consentement des époux au mariage… (1866)

Le rapt est à la violence ce qu'est l'espèce au genre. En réalité, le rapt est une violence d'une certaine nature, s'accomplissant dans des circonstances spéciales, et exercée par l'un des contractants envers l'autre. Le droit canonique avait cependant envisagé le rapt comme un empêchement sui generis; et c'est pour nous conformer à ces principes que nous allons l'étudier à part.
Le rapt peut être défini en droit canonique : l'enlèvement par violence et contre son gré, d'une femme ou d'une fille dans l'intention de contracter mariage avec elle.
Source : Gallica

Ernest Glasson Du consentement des époux au mariage… (1866)

« Les dépenses, nous dit Pothier, que les recherches du mariage ont causées, pendant tout le temps qu'elles ont duré, à celui qui se plaint de l'inexécution des fiançailles, et la perte de temps qu'elles lui ont causées, font les objets les plus ordinaires de ces dommages-intérêts. L'affront que souffre la partie à qui on a manqué de foi y peut aussi quelquefois entrer, dans le cas où il y aurait lieu de craindre qu'il ne puisse nuire à son établissement avec quelqu'autre» (Contrat de mariage, n°53) (1) .
Source : Gallica

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