Résumé

Michel Jouve Des vices de la volonté dans le contrat… (1879)

Nous n'admettons point ces arguments qui tendraient à faire de notre Code civil une copie, et de ses interprètes des compulseurs éternels des vieux ouvrages. Il y a dans notre législation au dessus de Pothier, au dessus des reproductions de l'ancien droit, l'esprit moderne, qui a proclamé l'influence prépondérante de la volonté dans toute la théorie des contrats. Le Code va droit à l'intention des parties, il ne consulte qu'elle. Qu'importe qu'elle se soit trompée sur l'identité morale seule, ou sur le
fait strict et matériel de l'identité physique !
Source : Gallica

Michel Jouve Des vices de la volonté dans le contrat… (1879)

S'il est nullus, nullius momenti, c'est en ce sens qu'il né sera pas nécessaire d'employer contre lui l'action où l'exception de dol, et qu'il suffira de l'attaquer par l'action même qui naît de la bonne foi du contrat ; en ce sens qu'on peut tirer des lois mêmes de la bonne foi présidant à l'acte l'origine de sa nullité et de son inefficacité. Ne serait-ce pas précisément violer ces lois que de se prononcer pour une nullité absolue qui permettrait à l'auteur dû dol de réclamer contre un contrat qu'il a entaché lui même de ce vice.
Source : Gallica

Michel Jouve Des vices de la volonté dans le contrat… (1879)

L'erreur réside en effet dans le jugement ou le raisonnement qui sont des opérations de l'intelligence; l'erreur résultant du dol a son siège dans les mêmes actes intellectuels ; et quant à la crainte soulevée par la violence elle touche la sensibilité. Sous l'action de l'intelligence errante ou de la sensibilité blessée, la volonté de l'homme prend des décisions qui ne sont plus une émanation de la raison pure et éclairée , calme et libre; elle n'a plus pour motif que l'erreur, pour mobile que la crainte.
Source : Gallica

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