Résumé

Ernest Douchement De l'erreur et de ses effets dans les contrats et divers autres rapports juridiques en droit romain et en droit français… (1861)

L'erreur qui tombera sur la substance de la chose, objet de la convention, sera-t-elle toujours une erreur de fait, ou pourra-t-elle quelquefois revêtir le caractère d'une erreur de droit? Nous pensons que cette erreur sera toujours une erreur de fait. M. Duranton cite bien un exemple d'erreur de droit qui, selon lui, porte sur la substance : « Si l'erreur, dit cet auteur, consistait à croire héritier celui qui ne l'est pas, elle tomberait sur la substance même de l'acte de partage, parce qu'il ne peut y avoir partage de succession qu'entre cohéritiers. »
Source : Gallica

Ernest Douchement De l'erreur et de ses effets dans les contrats et divers autres rapports juridiques en droit romain et en droit français… (1861)

La vente est nulle, et non pas seulement annulable dans la
mesure de l'article 1304; mais la nullité ne peut pas être proposée par toute personne.
L'acheteur, lui, peut demander la nullité de la vente, qu'il ait su ou non que la chose n'appartenait pas au vendeur. Sa bonne ou sa mauvaise foi n'aura d'effet qu'au point de vue des dommages-intérêts.
Quant au vendeur, une distinction est nécessaire : s'il n'a pas fait la délivrance, il pourra la refuser, en opposant la nullité de la vente ; il ne peut pas être contraint à faire sciemment un acte illicite, en livrant la chose d'autrui.
Source : Gallica

Ernest Douchement De l'erreur et de ses effets dans les contrats et divers autres rapports juridiques en droit romain et en droit français… (1861)

Notre argumentation sera toujours la même : la règle, c'est que l'erreur de fait et l'erreur de droit produisent les mêmes effets ; tenons-nous-y, si nous n'en sommes empêchés par une disposition spéciale ; or, ici il n'y en a pas. L'erreur de droit engendre la bonne foi, aussi bien que l'erreur de fait ; celle-là., comme, celle-ci, assure au conjoint trompé les avantages du mariage putatif, permet au possesseur de bonne foi de faire les fruits siens : pourquoi l'erreur de droit, aussi bien que l'erreur de fait, ne pourrait-elle pas servir de base à la prescription ?
Source : Gallica

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