Résumé

Portrait de Henri Savatier Henri Savatier Étude sur le dol, de sa nature… (1881)

Au point de vue philosophique, il est incontestable que la violence, celle qui n'est pas vis absoluta (2) , laisse subsister le consentement. Pour qu'elle le détruisît, il faudrait que la volonté fût enchaînée ; or elle ne l'est pas, puisque l'on est toujours libre de subir la violence plutôt que de plier devant elle. Nous l'avons dit, on ne peut être contraint à vouloir. Cela est si vrai, que la responsabilité morale subsiste. Sans doute, on excuse celui qui accomplit une mauvaise action sous l'empire de la crainte, mais néanmoins on condamne sa faiblesse.
Source : Gallica

Portrait de Henri Savatier Henri Savatier Étude sur le dol, de sa nature… (1881)

La résolution du contrat entaché de dol obtenue par voie d'action ou même par voie d'exception, ne procurera pas toujours à la partie trompée une entière réparation. Sous l'empire de l'erreur qui dominait son intelligence, elle a peut-être pris des engagements, accompli certains actes, omis d'en accomplir certains autres. Il y a là, suivant les cas, autant de causes de préjudice. Et par conséquent, si l'on veut détruire tous les effets du dol, il faudra joindre à la résolution du contrat une légitime indemnité.
Source : Gallica

Portrait de Henri Savatier Henri Savatier Étude sur le dol, de sa nature… (1881)

Le moyen de produire la crainte, c'est la violence ; celui de produire l'erreur, c'est le dol.
La violence et le dol ne sont donc appelés vices du consentement que par suite d'une confusion entre la cause et l'effet.
A dire vrai, les auteurs qui ont traité la question se placent moins au point de vue philosophique qu'au point de vue juridique (3) . S'ils voient dans le dol un vice spécial du consentement, c'est parce qu'il constitue une cause de nullité distincte de l'erreur (4) .
Source : Gallica

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