Résumé

Edmond Hartemann Étude sur la distinction des actes inexistants et des actes annulables dans le droit romain… (1889)

Nous avons dit qu'un acte est inexistant, c'est-à-dire dépourvu de toute efficacité, lorsqu'il est défectueux à un tel point qu'il ne répond pas à la conception générale acceptée par le législateur pour l'acte dont il présente l'apparence. Toute nullité qui n'est pas une inexistence constitue une annulabilité : l'acte produit ses pleins effets jusqu'à ce que la justice en prononce l'anéantissement rétroactif sur la demande des personnes intéressées, quelquefois même d'office.
Source : Gallica

Edmond Hartemann Étude sur la distinction des actes inexistants et des actes annulables dans le droit romain… (1889)

Nous conclurons que pour Domat la théorie de l'inexistence et de l'annulabilité est en somme celle des grands auteurs coutumiers du XVIe siècle, du moins pour les nullités tirées du Droit romain. Les causes qui à Rome entraînaient la nullité de plein droit emportent encore l'inexistence ; celles qui ne produisaient que la restitution in iniegrum ou la rescision ne sont que des causes d'annulabilité. — Les lois romaines sont l'objet direct des études de Domat ; il n'étudie le Droit français qu'accessoirement, en passant pour ainsi dire.
Source : Gallica

Edmond Hartemann Étude sur la distinction des actes inexistants et des actes annulables dans le droit romain… (1889)

Le droit à l'annulation comprend donc un droit personnel, puisque la base de l'action est une obligation dérivant d'un contrat tacite.
Lorsque l'acte a transféré ou constitué un droit réel, le droit à l'annulation ne comprend pas seulement un droit personnel. Il est indéniable qu'en ce cas il y a entre l'aliénateur et sa chose un rapport qui s'exerce directement, sans intermédiaire ; un lien continu et immédiat. Ce lien n'est évidemment pas un droit personnel ; il ne peut constituer qu'un droit réel. Il suit la chose en quelques mains qu'elle passe.
Source : Gallica

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