Droit des tiers

Définition et enjeux

Pierre Antoine Berryer Plaidoirie de Me Berryer pour la famille de Montmorency contre M. Adalbert de Talleyrand-Périgord (1866)

Qui donc statuera sur le droit des tiers ? Est-ce que ce ne sont pas les tribunaux, qui en sont les protecteurs ? Véritablement, il est impossible de se montrer plus illogique et plus inconséquent. On ne peut pas nier que la collation d'un titre, accompagnée de la dénomination du nom de Montmorency, ne porte atteinte au droit de propriété de la famille. Ce droit de propriété, c'est le droit réservé des tiers; s'il est réservé, n'est-ce pas pour qu'il soit sauvegardé?
Source : Gallica

Portrait de Marcellin Carraud Marcellin Carraud De la liquidation des biens à la cessation du concubinage… (1936)

Une fois étudiés les moyens de protection mis à la disposition des tiers, si l'on admet la théorie de la société et cette dernière ayant été rejetée dans un certain nombre de cas, il ne reste plus qu'à examiner si l'enrichissement injuste est suffisant comme fondement de la protection des tiers, tant des créanciers sociaux que des membres de la famille légitime.
Source : Gallica

Portrait de Marcel Planiol Marcel Planiol Traité élémentaire de droit civil conforme aux programme officiel des facultés de droit… (1922-1924)

Il semble qu'un droit ne puisse pas se perdre par la volonté d'un autre que celui à qui il appartient. Or tout le monde aujourd'hui admet l'existence du droit du tiers immédiatement à partir du contrat et avant toute déclaration de sa part. Il s'agit donc d'expliquer comment un droit acquis à une personne est susceptible de lui être enlevé par la volonté d'autrui. L'explication qu'on en donne est que la volonté des parties, ayant créé ce droit au profit d'un tiers, a pu le faire naître avec tels caractères qu'il leur a plu de lui donner.
Source : Gallica

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