Résumé

Portrait de Marcellin Carraud Marcellin Carraud De la liquidation des biens à la cessation du concubinage… (1936)

Parmi les sociétés de fait, on comprend en effet non seulement les sociétés que rend nulles la violation d'une des règles auxquelles la loi soumet le contrat de société, mais encore « les sociétés créées de fait », c'est-à-dire celles qui ont leur source dans la collaboration de plusieurs personnes à de mêmes affaires, sans qu'aucun accord verbal ou écrit n'en ait déterminé les conditions et qui se comportent à l'égard des tiers comme de véritables associés (1) .
Source : Gallica

Portrait de Marcellin Carraud Marcellin Carraud De la liquidation des biens à la cessation du concubinage… (1936)

Mais lorsque les relations entre deux concubins viennent à être rompues soit parce que l'un d'eux meurt, soit parce qu'ils se séparent, la fortune due au travail commun et à la collaboration des deux associés est en général entre les mains de l'un d'eux. Est-ce que les biens demeureront la propriété exclusive de leur détenteur ou est-ce qu'au contraire ils doivent faire l'objet d'un partage ? Cette dernière solution est manifestement la plus juste.
Source : Gallica

Portrait de Marcellin Carraud Marcellin Carraud De la liquidation des biens à la cessation du concubinage… (1936)

Mais si ce droit de gage spécial n'est réservé qu'aux créanciers de fournitures ménagères, tous les créanciers n'en possèdent pas moins, outre le droit de gage général sur tous les biens du concubin débiteur, la faculté de participer à la liquidation de la société ou de l'association ayant existé entre les concubins en se faisant rembourser sur la part qui revient à leur débiteur dans le partage des biens. Il est vrai que, pour pouvoir bénéficier de cet avantage, il leur faut apporter les preuves suffisantes de l'existence de l'association en participation ou de la société de fait.
Source : Gallica

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