Résumé

Jacques Vavasseur Traité des sociétés civiles et commerciales… (1931)

Elle avait vécu, et parfois pendant de longues années, elle avait agi de même que si elle avait été considérée comme une personne morale, ayant une représentation propre, un patrimoine séparé. Que la société nulle ne pût poursuivre son existence dans l'avenir, on le trouverait légitime, mais la décision judiciaire proclamant la nullité de la société pouvait-elle rayer d'un trait de plume tout le passé ? Car la société, malgré le vice l'infectant, a un passé. La nullité frappe de mort la société rebelle, mais puisqu'elle meurt elle a vécu.
Source : Gallica

Jacques Vavasseur Traité des sociétés civiles et commerciales… (1931)

La nullité de toute société affecte le commerce, la nullité des sociétés par actions affecte à la fois le commerce et l'épargne.
Certes, si les sociétés nulles étaient toujours des sociétés frauduleuses, on ne pourrait que se réjouir de voir disparaître des entreprises mal conçues, vouées à la faillite et à la ruine; il est inutile que leur existence se prolonge aux dépens du crédit commercial et de la fortune publique, pour le seul avantage de quelques administrateurs obérés et sans surface. Mais beaucoup de sociétés nulles sont des sociétés honnêtes.
Source : Gallica

Jacques Vavasseur Traité des sociétés civiles et commerciales… (1931)

La loi de constitution, le lieu du siège social réel, ce sont des éléments de forme que choisissent les fondateurs de la société et par lesquels se manifeste clairement aux tiers leur intention d'attribuer à la société telle ou telle nationalité. Mais la liberté des fondateurs d'adopter une loi de constitution et de fixer dans le pays régi par cette loi les organes de direction et d'administration de la société n'est pas une liberté absolue. Il faut qu'entre le pays choisi et la société existe, non plus de simples liens de forme, mais un lien de fond, une attache sérieuse et légitime.
Source : Gallica

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