Résumé

Edmond Tournon De la personnalité civile des sociétés et des associations… (1895)

Il est nécessaire, pour arriver à une prompte liquidation, que la société soit considérée fictivement comme une personne même après sa dissolution, qu'elle ait un représentant pour assigner, par exemple, un débiteur de la société ; mais en quoi le caractère mobilier ou immobilier du droit des associés pourrait-il rendre la liquidation plus facile ou plus difficile ; et n'est-il pas conforme à la jurisprudence de décider qu'immédiatement après la dissolution de la société, le droit des associés devient un droit réel, mobilier ou immobilier suivant la nature des biens de la société ?
Source : Gallica

Edmond Tournon De la personnalité civile des sociétés et des associations… (1895)

Les créances
et les dettes en elles-mêmes sont des abstractions : elles ont besoin de reposer sur la tête d'une personne pour entrer dans le domaine de la réalité.
Aujourd'hui, depuis qu'il n'y a plus d'esclaves, tous les hommes peuvent acquérir des droits : tous sont des personnes. Mais à côté de ces personnes ayant une existence réelle, physique, il y a des corps, simples abstractions, n'ayant qu'une existence fictive, qui possèdent aussi la personnalité; pour les opposer aux personnes physiques, on leur donne le nom de personnes morales, juridiques ou civiles.
Source : Gallica

Edmond Tournon De la personnalité civile des sociétés et des associations… (1895)

Pourquoi admettre une règle différente si la revente a déjà précédé la demande en nullité : la loi est déjà satisfaite ; à quoi bon apporter le trouble dans la société par une série de recours en garantie qu'exerceraient successivement les divers acheteurs contre leurs vendeurs respectifs ?
Pour le cas de donation, on ne voit aucun motif de se prononcer en sens contraire et de décider que, même après la vente par le syndicat de l'immeuble donné, l'action en nullité de la donation est recevable.
Source : Gallica

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