Résumé

Joseph Gairal Les droits et les devoirs des syndicats agricoles (1900)

Or, nous ne voyons Pas pour quelle raison la responsabilité du syndicat ne coexisterait pas avec celle de ses membres. Que le syndicat,
personne morale, ne puisse encourir de responsabilité pénale, qu'il ne puisse aller en prison, cela est évident : une personne physique seule est susceptible de ce genre de punition ; mais il n'en est plus de même de la responsabilité civile : le syndicat, personne juridique, a la capacité de s'engager par ses contrats et ses quasi-contrats ; pourquoi ne serait-il pas capable de s'engager civilement par ses délits et ses quasi-délits ?
Source : Gallica

Joseph Gairal Les droits et les devoirs des syndicats agricoles (1900)

Mais, si un syndicat agricole peut avoir pour but l'étude et la défense de n'importe quel intérêt relatif à la profession de l'agriculture, il ne peut pas avoir d'objet étranger. Ils « ont exclusivement pour objet, etc. », dit l'article 3.
D'où cette double conséquence: 10 Qu'un syndicat soi-disant agricole qui aurait un autre objet, serait illégal; 20 Que les tribunaux ont à apprécier quel est le véritable objet d'un syndicat, non d'après son titre, mais d'après les faits.
1. - Un syndicat agricole, pas plus qu'un syndicat industriel, ne peut s'occuper de choses étrangères à la profession.
Source : Gallica

Joseph Gairal Les droits et les devoirs des syndicats agricoles (1900)

Le système qui admet le partage de l'actif syndical entre les membres du syndicat lors de sa dissolution, n'a rien, d'ailleurs, que de très juridique. Tant que le syndicat, personne morale, subsiste, sa personnalité civile, qui n'est qu'une fiction, écarte le droit de copropriété des membres qui le composent sur le patrimoine syndical : voilà pourquoi le membre qui donne sa démission ou est frappé d'exclusion, perd son droit éventuel au partage des biens et la faculté de réclamer ses apports
Source : Gallica

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