Résumé

Armand Heisser Étude sur les personnes morales en droit romain… (1871)

Un sentiment très-naturel, et universel, nous pousse à perpétuer notre nom par des oeuvres qui doivent nous survivre, et servir à l'intérêt général. Comme moyen d'y arriver, nous avons la libéralité sous condition à une personne déjà existante, ou bien la création d'une personne morale nouvelle, la fondation. L'insuffisance du premier de ces moyens a dû amener le second. En effet, ni la bonne administration, ni l'indépendance, ni même l'existence des biens légués ne sont garanties par le fait d'une libéralité faite à un particulier, ou à l'Etat, dans un but donné.
Source : Gallica

Armand Heisser Étude sur les personnes morales en droit romain… (1871)

La personne morale se meut dans l'ordre de droit privé, comme une personne physique, en tout ce qui n'est pas contraire à la règle de son institution, ou à sa constitution essentielle.
Mais c'est un être fictif, sans existence réelle, dont pourtant la vie fictive est plus longue que la vie ordinaire. Le plus souvent, elle n'a pas de limites ; rarement une personne morale périt autrement que de mort violente. Elle est tuée, soit par les membres même de la corporation, soit par le souverain obéissant à un mobile quelconque qualifié de raison d'État.
Source : Gallica

Armand Heisser Étude sur les personnes morales en droit romain… (1871)

Une fondation, dans le sens vulgaire du mot, consiste dans l'abandon de biens quelconques, sous la condition qu'ils seront désormais employés à un but donné. C'est ainsi qu'on fonde un lit dans un hôpital. Dans un sens plus restreint, une fondation est une personne morale qui ne repose pas sur une corporation, sur une réunion d'individus ; qui n'a pas de substratum matériel : il y a fondation par exemple dans le fait d'établir une oeuvre destinée à l'entretien d'un monument public; un hôpital est une fondation.
Source : Gallica

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