Edmond Seligman, De la création et de l'extinction des personnes morales… (1877)
“ Au contraire, dans la fondation, l'idée se suffit à elle-même comme réalité juridique. Le droit français, nous le verrons, ne connaît pas la fondation. Cela prouve que notre législation n'a pas bien compris le rôle abstrait que joue dans le droit la capacité des êtres moraux. Mais, cette réserve faite pour la création, il n'y a plus de différence entre les deux sortes de personnes morales; elles peuvent l'une et l'autre subsister en l'absence de membres. Si, dit Savigny, tous les membres d'une corporation d'artisans viennent à périr, la corporation ne périt pas pour cela. ”
