Résumé

Edmond Seligman De la création et de l'extinction des personnes morales… (1877)

Au contraire, dans la fondation, l'idée se suffit à elle-même comme réalité juridique. Le droit français, nous le verrons, ne connaît pas la fondation. Cela prouve que notre législation n'a pas bien compris le rôle abstrait que joue dans le droit la capacité des êtres moraux.
Mais, cette réserve faite pour la création, il n'y a plus de différence entre les deux sortes de personnes morales; elles peuvent l'une et l'autre subsister en l'absence de membres. Si, dit Savigny, tous les membres d'une corporation d'artisans viennent à
périr, la corporation ne périt pas pour cela.
Source : Gallica

Edmond Seligman De la création et de l'extinction des personnes morales… (1877)

Si une corporation d'artisans est personnifiée, ce n'est pas dans l'intérêt de ceux qui se réunissent aujourd'hui ; c'est en vue de l'utilité publique que sert leur association, en vue des avantages que retireront ceux qui, plus tard, entreront dans la corporation. On le voit donc, à proprement parler, il n'y a guère de différence entre la fondation et la corporation ; toutes deux sont l'incarnation juridique d'une idée.
Source : Gallica

Edmond Seligman De la création et de l'extinction des personnes morales… (1877)

L'une consiste à dire que la capacité civile est une émanation de l'État et ne peut être acquise sans une concession. Cela est vrai, et je l'ai constaté dès le début (page 11) ; mais cette capacité, les associations n'en jouiront qu'en vertu d'une permission antérieurement accordée par le législateur. Le droit d'association, libre en soi, peut être restreint d'une façon générale par le législateur ; réciproquement, rien ne s'oppose à ce que la personnalité morale qui, en droit naturel, n'appartient à aucune corporation, soit l'objet d'une concession générale.
Source : Gallica

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