Edmond Seligman

Élements biographiques

Edmond Seligman Quelles sont, au point de vue juridique et au point de vue philosophique… (1855)

Il n'en faut pas davantage devant les juges de paix, tandis que leur constitution devient nécessaire pour les mêmes demandes, lorsqu'elles sont portées en appel devant le tribunal de première instance. N'est-ce pas là une contradiction inexplicable, si ce n'est par la faveur accordée au privilège; faveur qui viole les principes et les droits les plus sacrés?
Quand je suis malade, il dépend de moi d'appeler un médecin. C'est à ma raison, si l'on veut même à mon caprice que la nature a remis le soin de mon existence ; elle n'en a point chargé la raison et le caprice d'autrui.
Source : Gallica

Edmond Seligman Quelles sont, au point de vue juridique et au point de vue philosophique… (1855)

Dans un mauvais système de procédure, avec une marche lente, des frais énormes et une justice douteuse, il est évident qu'un accommodement mauvais en lui-même, peut être relativement bon : mieux vaut sauver une partie de son droit, que de l'exposer tout entier, ou de ne le recouvrer qu'après avoir consumé une partie de sa vie dans les tribulations et les angoisses qui assaillent le malheureux plaideur à chaque pas dans sa carrière. Mais pour remédier à ce mal, le devoir du législateur est d'améliorer la procédure et non de chercher des expédients pour s'en passer.
Source : Gallica

Edmond Seligman Explication théorique et pratique de la loi du 21 mai 1858 sur les articles modifiés des saisies immobilières et sur la procédure d'ordre… (1860)

La femme touche-t-elle sa créance en entier, le mari n'a pas besoin de procuration; il exerce seul, en vertu de l'art. 1428 du Code Napoléon, toutes les actions mobilières de la femme; or, se présenter à un ordre dans lequel la femme est colloquée pour la totalité de sa créance, c'est exercer une action purement mobilière. Si la garantie accessoire de l'hypothèque s'éteint par suite du payement, c'est la conséquence du payement de la dette ; ce n'est pas une aliénation de l'hypothèque de la femme, laquelle ne pourrait être faite sans son consentement.
Source : Gallica

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