Résumé

Léon Béquet De la Personnalité civile des diocèses… (1880)

L'aumône, c'est ce qui se donne de la main à la main, c'est ce que l'on recueille dans des quêtes, c'est ce que l'on trouve dans les troncs placés pour les pauvres. Mais on n'a jamais compris sous le nom d'aumônes les donations régulières et qui peuvent être considérables, motivées par la charité. La loi de germinal a donc pu accorder aux fabriques l'administration des aumônes, c'est-àdire des menus dons faits à l'église dans l'intérêt des pauvres, sans leur concéder cependant ni le droit de les représenter, ni celui d'administrer les biens qui leur sont donnés pour leur soulagement.
Source : Gallica

Léon Béquet De la Personnalité civile des diocèses… (1880)

Cette proposition, fût-elle exacte, ne saurait être de nature à modifier notre avis. De ce que le conseil d'Etat aurait autorisé une fabrique à accepter un legs fait à des pauvres, il ne s'ensuivrait pas que le legs ne fût pas caduc. L'autorisation du conseil d'Etat ne peut habiliter une personne incapable'. Si la fabrique n'a pas qualité pour représenter les pauvres, l'autorisation qu'elle a obtenue ne modifie pas son incapacité. Au delà des limites que la loi a fixées comme étant celles de ses attributions, la fabrique, qui est une personne fictive, cesse d'être : elle est morte.
Source : Gallica

Léon Béquet De la Personnalité civile des diocèses… (1880)

La reconnaissance de la personnalité civile aux établissements religieux a été faite par le législateur dans un intérêt général, et non dans le but de les favoriser, et de leur créer une situation exceptionnelle. Ils ont à remplir une fonction publique et, pour l'accomplissement de leur tâche, il a paru nécessaire de leur former une individualité distincte ayant la capacité de contracter. S'ils vivent, c'est pour accomplir la mission qui leur a été dévolue, et s'ils possèdent, c'est pour employer leurs biens à satisfaire aux obligations qui leur ont été déterminées.
Source : Gallica

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