Bureaux de bienfaisance

Définition et enjeux

Émile Morlot Régime et législation de l'assitance publique et privée en France… (1885)

Les bureaux de bienfaisance sont essentiellement une institution charitable, ils n'ont pour objet, pour raison d'être et pour moyens que la charité. A leur existence, à leur bon fonctionnement s'attache une faveur particulière et générale. On ne craint donc pas, en s'appuyant sur l'intérêt qu'ils inspirent, de paraître favoriser leur développement et leur prospérité. Or on ne peut sortir les bureaux de bienfaisance du rôle spécial que leur a fixé la loi de frimaire an V, qui est le secours à domicile!
Source : Gallica

Portrait de Henry Berthélemy Henry Berthélemy Traité élémentaire de droit administratif (1913)

Aussi la loi qui assure aux bureaux de bienfaisance leurs principales ressources en fait-elle des établissements distincts. Il devra, dit-elle, être créé un bureau dans chaque commune; et les attributions qu'elle donne à ce bureau supposent la personnalité civile1.
La bureau est la représentation même des pauvres. Léguer et donner « aux pauvres », c'est léguer ou donner au bureau de bienfaisance. En personnifiant le bureau, la loi entend personnifier la collectivité des pauvres qu'il a mission de représenter.
Source : Gallica

Léon Lallemand Le Prétendu monopole des bureaux de bienfaisance devant la loi et devant l'histoire… (1899)

Les Bureaux de bienfaisance, et, à leur défaut, les Bureaux d'assistance médicale, sont donc les représentants, légaux des pauvres ; ils ont le privilège de quêter dans les églises. Tout ceci est clair; mais la question grave soulevée aussitôt est celle de savoir si ces Bureaux ont le monopole de la charité, en un mot, si, en dehors d'eux, il est défendu de faire des dons ou des legs applicables aux pauvres ou de recueillir des offrandes qui leur soient applicables.
Source : Gallica

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