Maurice Hauriou

Élements biographiques

Portrait de Maurice Hauriou Maurice Hauriou Précis de droit administratif… (1893)

Le droit public, entendu au sens large et comme terme opposé au droit privé, est cette partie du droit qui règle les actions des hommes en tant qu'elles sont nécessitées par l'existence de l'État; il a pour objet, soit les droits de l'État ou des différents organes de l'État, soit les droits des individus vis-à-vis de l'État. Le droit privé est au contraire cette partie du droit qui règle les actions des hommes en tant qu'elles sont nécessitées par les rapports d'individu à individu ; il a pour objet les droits des individus vis-à-vis des autres individus.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Hauriou Maurice Hauriou Précis de droit administratif… (1893)

La vérité est qu'entre la coopération dirigée par l'État et celle qui reste libre il existe un certain état d'équilibre. Seulement, à chaque instant, l'équilibre est rompu, parce que la coopération, c'est-à-dire la solidarité entre les hommes, augmente d'une façon absolue par suite des progrès de la civilisation. Alors, pour rétablir l'équilibre, tantôt il faut donner à l'État, tantôt à l'individu. Au fond, nous croyons que dans les périodes où la civilisation est ascendante, c'est-à-dire où la solidarité s'accroît, l'État et l'individu voient tous les deux à la fois s'augmenter leur domaine.
Source : Gallica

Portrait de Maurice Hauriou Maurice Hauriou Précis élémentaire de droit constitutionnel… (1930)

On voit ainsi que le fond de la conception révolutionnaire, quand on la pousse à bout, est la dictature d'une assemblée législative, tandis que le fond de la conception autoritaire est la dictature d'un organe exécutif. L'une de ces dictatures ne vaut pas mieux que l'autre, le tribunal révolutionnaire n'a rien à envier aux sbires des Napoléon ; la dictature d'un pouvoir législatif a même quelque chose de plus effrayant, parce que des mesures générales portent plus loin dans l'oppression que des mesures particulières, il n'y a que la dictature législative qui ait mérité le nom de la Terreur.
Source : Gallica

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