Pierre-Armand Dufau

Élements biographiques

Pierre-Armand Dufau,  Lettres à une dame sur la charité… (1847)

“ Quand j'ai vu ce rayon divin de la charité illuminer subitement vos traits, n'était-ce là qu'une de ces impressions passagères, promptement effacées par les frivolités fastueuses qui constituent la vie des riches et des grands, ou bien était-ce la révélation d'un sentiment profond, d'une disposition durable ? Consenti riez-vous à descendre parfois des grandeurs que vous ont faites la nature et la société pour vous mêler à ces personnes du monde dont s'honore tant l'humanité, qui vouent au pauvre une partie de leur existence ? ”
Source : Gallica

Pierre-Armand Dufau,  De la république en France : mémoire adressé à l'Assemblée nationale (1871)

“ Pour le plus grand nombre, la République, c'est qu'il n'y a pas de roi. Ce qui ne saurait être une juste base de définition, puisqu'il y a eu en fait des Républiques dont le chef portait le titre royal ou un titre analogue avec les attributions plus ou moins complètes de la royauté.
Le degré de liberté dont jouissent les citoyens, la consécration des droits qu'ils exercent n'est pas davantage une base de définition, puisqu'il est tel Etat monarchique, par exemple l'Angleterre, qui le dispute à cet égard à la meilleure République.
”
Source : Gallica

Pierre-Armand Dufau,  De la république en France : mémoire adressé à l'Assemblée nationale (1871)

“ En quelque état qu'on observe la société, même à son degré le plus élémentaire, on y retrouve toujours un pouvoir qui la régit. Nous dirons que la société est un fait qui résulte de l'existence de l'homme et le pouvoir un fait qui résulte de l'existence de la société. De même qu'il faut une autorité qui préside aux opérations domestiques dans la famille, il en faut une pour régir les travaux quelconques de l'association, pour diriger la défense contre l'agression étrangère, pour maintenir l'union des citoyens à l'intérieur. ”
Source : Gallica

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