Résumé

Pierre-Armand Dufau De la république en France : mémoire adressé à l'Assemblée nationale (1871)

Pour le plus grand nombre, la République, c'est qu'il n'y a pas de roi. Ce qui ne saurait être une juste base de définition, puisqu'il y a eu en fait des Républiques dont le chef portait le titre royal ou un titre analogue avec les attributions plus ou moins complètes de la royauté.
Le degré de liberté dont jouissent les citoyens, la consécration des droits qu'ils exercent n'est pas davantage une base de définition, puisqu'il est tel Etat monarchique, par exemple l'Angleterre, qui le dispute à cet égard à la meilleure République.
Source : Gallica

Pierre-Armand Dufau De la république en France : mémoire adressé à l'Assemblée nationale (1871)

En quelque état qu'on observe la société, même à son degré le plus élémentaire, on y retrouve toujours un pouvoir qui la régit. Nous dirons que la société est un fait qui résulte de l'existence de l'homme et le pouvoir un fait qui résulte de l'existence de la société. De même qu'il faut une autorité qui préside aux opérations domestiques dans la famille, il en faut une pour régir les travaux quelconques de l'association, pour diriger la défense contre l'agression étrangère, pour maintenir l'union des citoyens à l'intérieur.
Source : Gallica

Pierre-Armand Dufau De la république en France : mémoire adressé à l'Assemblée nationale (1871)

La République oligarchique n'est qu'une subdivision de cette forme de gouvernement; elle peut naître d'un état social où le commerce et l'industrie ont concentré en quelques mains laborieuses les richesses et l'influence ; alors se trouve constitué un corps qui a remplacé l'aristocratie et qui exerce, en général, le pouvoir dans une pensée non moins égoïste, souvent même plus oppressive pour les cultivateurs du sol et les classes ouvrières des cités.
Source : Gallica

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