Emmanuel-Napoléon Perrot

Résumé

Emmanuel-Napoléon Perrot République et monarchie traditionnelle… (1872)

Si c'est par le vote universel, c'est la prépondérance du nombre, le règne de la multitude, la démocratie, et, que vous hochiez la tête ou non, la démocratie socialiste, communarde, la démocratie sans autorité, sans gouvernement, sans lois, sans justice et sans Dieu, la révolution en permanence, et, en fin de compte, l'anarchie, la barbarie.
Je n'imagine rien ; il faut bien en croire là-dessus les apôtres mêmes de la démocratie. De la république représentative, ils n'en veulent pas plus d'ailleurs que de la monarchie représentative et du suffrage restreint.
Source : Gallica

Emmanuel-Napoléon Perrot République et monarchie traditionnelle… (1872)

Or ce qui fait le grand et particulier avantage de la monarchie, c'est qu'elle peut forcer, exagérer son objectif sans pour cela cesser de satisfaire au premier besoin de la société, qui est l'ordre; au lieu que la république ne saurait forcer le sien, ce à quoi elle est fort encline, sans tomber à l'instant même de la liberté dans la licence et de la licence dans l'anarchie, l'état le plus opposé à l'idée de tout gouvernement, de toute société.
Source : Gallica

Emmanuel-Napoléon Perrot République et monarchie traditionnelle… (1872)

Quand la monarchie n'offrirait d'autre avantage que de nous séparer par deux ramparts, deux fossés, de l'affreux socialisme, ce suprême danger des sociétés modernes, au lieu que la république, même conservatrice, touche immédiatement à la démagogie la plus extrême, en sorte que les communards n'ont plus qu'un pas à faire pour appliquer leurs échelles et escalader les murs, ce seul avantage est assez grand pour qu'il dût, chez nous, sans conteste, assurer la prééminence de la forme monarchique sur la forme républicaine.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature