Résumé

Charles Travers Lettre à M. Casimir Périer,... président du Conseil… (1831)

On conçoit qu'une pure démocratie, ou une véritable république puisse être l'idole d'une jeunesse sans expérience. Dans cet âge des nobles illusions on croit que c'est la voie la plus large qui soit ouverte aux vertus et aux talens : l'ignorance partage cette erreur dans des vues d'économie peu praticable. Eh bien! un tel gouvernement n'a jamais existé, si ce n'est dans l'imagination des hommes entièrement étrangers aux matières d'Etat.
Source : Gallica

Charles Travers Lettre à M. Casimir Périer,... président du Conseil… (1831)

Le peuple entier était divisé en tribus. La loi émanait du concours du sénat et du peuple : quand le sénat délibérait seul, ses décisions s'appelaient sénatus-consulte; quand le sénat portait ses délibérations au peuple assemblé, l'assemblée prenait le nom de comices. On recueillait les voix par tribus ou par centuries, et la loi, consentie par le peuple, s'appelait plébiscite.
Cette forme de gouvernement, si petit que fût l'Etat auquel elle était appliquée , contenait dans ses
dispositions des germes de division, et par conséquent de décadence.
Source : Gallica

Charles Travers Lettre à M. Casimir Périer,... président du Conseil… (1831)

La représentation nationale est moins défectueuse chez vous que celle qui a long-temps existé parmi nous. Il ne manque à votre chambre héréditaire que d'être mise en harmonie avec les besoins du pays. Le besoin de l'Etat rend indispensable un pouvoir intermédiaire entre la couronne et le peuple. Plus ce pouvoir sera investi d'indépendance et de force, plus il sera conforme à la nature de son institution. Les sentimens généreux ne sont pas rares en France, et l'amour de la patrie est aussi un sentiment généreux.
Source : Gallica

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