Résumé

Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Indigence à Paris et l’Assistance publique

Il y a des indigens, des femmes surtout, qui n’ont pas d’autres moyens d’existence que le recours à la charité publique, celles-là sont au fait de toutes les sociétés de bienfaisance ; elles ont chez elles, sur leur commode, sur une table, à une place très apparente, quelque petit Jésus de cire, quelque crèche minuscule ornée de clinquant que des âmes charitables et trop naïves peuvent prendre pour l’indice de sentimens religieux très sincères. Non-seulement c’est une industrie de quémander pour son propre compte, mais c’en est une de faire quémander les autres
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Portrait de Maxime Du Camp Maxime Du Camp L’Indigence à Paris et l’Assistance publique

Comme toutes les administrations bien dirigées, l’assistance publique possède une collection de dossiers individuels des plus curieuses ; c’est la biographie même de l’indigence parisienne. Le secret de bien des gens est là ; et peut-être en les parcourant serait-on fort étonné de voir que plus d’une personne riche laisse ses parens misérables vivre d’aumônes arrachées à la charité publique. Une fois ce premier travail accompli, et lorsque déjà le visiteur sait quelle personne il va rencontrer, il se met en route et commence sa tournée, qui bien souvent le retiendra jusqu’au soir.
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Qui n’a entendu parler des biens des hospices ? Il est de tradition dans le peuple de Paris que jamais si considérable trésor n’a été vu dans aucun temps ni dans aucun lieu. C’est l’éternelle histoire des bâtons flottans. Si l’assistance publique n’avait pour ressource que les legs qui lui ont été faits et les dons que la charité lui envoie, les indigens de Paris mourraient de faim, et il faudrait fermer la moitié des hôpitaux.
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