Résumé

Exposition universelle de 1900… (1900)

Je reviens au vœu de M. Rendu. Si je ne me trompe, il tend à établir une entente entre l'assistance publique et l'assistance privée, mais en limitant cette entente à un quartier ou à un arrondissement. Je crois que c'est une erreur et voici pourquoi : c'est que cette entente ne peut être fructueuse qu'à la condition de s'étendre à la ville tout entière, parce que c'est, en effet, un honneur pour la charité privée, de ne pas limiter son action à un quartier. Il ne faut pas perdre de vue que les quartiers où les secours seraient les moins abondants, sont précisément les plus nombreux en pauvres.
Source : Gallica

Exposition universelle de 1900… (1900)

Ce sont ceux-là que l'assistance publique appelle des pécessiteux. On doute parfois que la bienfaisance doive intervenir en leur faveur; ils « se débrouilleront » toujours, dit-on, s'ils ont assez d'intelligence et d'énergie, sinon, ils seront forcément des « vaincus » et l'assistance ne les relèvera pas, elle contribuera au contraire à les affaiblir, en les habituant à compter sur d'autres que sur eux-mêmes. En tout cas, ne leur suffit-il pas de leur donner un secours unique qui les aidera un peu à traverser la mauvaise fortune: est-il nécessaire, est-il même utile de les «visiter»?
Source : Gallica

Exposition universelle de 1900… (1900)

Il faut que ces établissements aient la liberté de faire ce qu'ils veulent.
La réglementation est une chose qui me choque, et je demande pardon au Congrès de m'exprimer ainsi, mais ce qui fait la richesse de l'assistance privée, c'est son élasticité, sa liberté d'action, qui lui permet d'agir d'une façon différente sur les divers points du territoire. (Applaudissements. )
Les œuvres de bienfaisance savent elles-mêmes ce qu'elles doivent faire; elles savent se plier au milieu où elles vivent et répondre à toutes les nécessités.
Source : Gallica

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