Victorine Collin Des Gimées

Résumé

Victorine Collin Des Gimées La charité, légende champenoise… (1837)

A ma voix, que la bienfaisance Tende la main à l'indigence.
Plus vif encor, tel que l'éclair, Accord, ah ! jaillis de ma lyre !
Que la pitié, daignant sourire, Allège les maux de l'hiver.
O vous, mortels ! enfans de la richesse, Vous , chaque jour, bercés par les plaisirs ; Pour qui l'hiver est un règne d'ivresse Trop rapide pour vos désirs , Dans les ébats d'un joyeux sybarisme , Songez, songez qu'à quelques pas de vous Le pauvre endure, en un profond mutisme , Des élémens le noir courroux.
Source : Gallica

Victorine Collin Des Gimées La charité, légende champenoise… (1837)

La perle, le saphir, l'escarboucle hautaine, Vont du toit désolé calmer les sombres maux ; L'aigrette fait place à la rose, Qui, sur le front de la beauté, Doux trône où la pitié repose , Grave à toujours le touchant mot BOUTÉ.
Mais l'heure fuit ; d'un généreux servage L'heureux vainqueur va recevoir le prix ; Inclinant un genou, il réclame le gage, Don précieux à sa lyre promis.
Source : Gallica

Victorine Collin Des Gimées La charité, légende champenoise… (1837)

Dans une population toute manufacturière, le nombre des malheureux doit naturellement augmenter à mesure de son accroissement; la ville de Troyes, florissante et riche, était dans ce cas, chaque hiver voyait de nombreuses familles p'ongées dans la plus profonde misère, souvent forcées de livrer à l'abandon l'enfant nouveau-né que leur détrejsse mettait dans l'impossibilité de nourrir, tandis que la malheureuse mère, dénuée de secours, succombait laissant de nombreux orphelins exposés à la charité publique.
Source : Gallica

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