Résumé

Portrait de Adolphe Perraud Adolphe Perraud Pauvreté et misère : discours prononcé dans l'église de St-Germain l'Auxerrois… (1869)

Est-il vrai qu'il y ait dans les sociétés européennes, en France, à Paris, tout près de nous, des hommes, en nombre considérable, qui travaillent, moins pour vivre que pour ne pas mourir, - qui consument leurs forces, leur santé et leur vie sans pouvoir échapper aux conséquences d'une misère terrible, qui les frappe dans tous les sens et les atteint par tous les côtés, - qui se trouvent par là dans une impossibilité presque absolue de s'occuper de leurs âmes et de leurs intérêts immortels, et qui soient comme fatalement engloutis dans un abîme d'immoralité et de vice?
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Perraud Adolphe Perraud Pauvreté et misère : discours prononcé dans l'église de St-Germain l'Auxerrois… (1869)

Voilà, mes Frères, l'état de pauvreté que l'Évangile a reconnu, parce qu'il n'est qu'une conséquence du libre jeu de l'activité humaine ; parce qu'en soi, il n'est ni déshonorant, ni immoral, ni cruel; et parce que, dans un état de choses où l'Evangile serait vraiment le code des consciences, et le régulateur non pas seulement de certains actes de piété, mais de la vie tout entière, cet état de pauvreté trouverait son contrepoids providentiel et nécessaire dans une administration vraiment évangélique des biens de la fortune, de la part de ceux qui en sont les dépositaires.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Perraud Adolphe Perraud Pauvreté et misère : discours prononcé dans l'église de St-Germain l'Auxerrois… (1869)

C'est une pratique plus complète et plus intelligente de la charité; C'est une préoccupation plus constante et plus cordiale des terribles souffrances des classes pauvres; C'est la conviction très-ferme que si, dans une société comme la nôtre, même à un moment où le flot du paupérisme semble tous les jours monter plus haut, et désespérer les efforts des hommes de bonne volonté, chacun de ceux auxquels la Providence a donné un peu plus que le nécessaire, voulait faire son devoir, nous aurions résolu en grande partie ce difficile et douloureux problème !
Source : Gallica

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