Résumé

Clair Bandeville Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1845)

Que suis-je pour parler d'un tel saint, pour célébrer de telles œuvres? Et quand j'aurais l'éloquence des plus grands orateurs, l'inspiration des prophètes, la science des docteurs, quand je parlerais le langage des anges mêmes, si je ne suis embrasé de cette charité dont brûlait le cœur de l'homme de Dieu, que suis-je, si ce n'est un airain sonnant, une cimhale retentissante? Et pourtant, vous l'avouerai-je, je me suis rassuré dans mon incapacité même : j'ai pensé qu'un saint
Vincent de Paul n'a rien à recevoir d'un panégyriste, que sa vie toute seule est assez éloquente
Source : Gallica

Clair Bandeville Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1845)

Partout où se rencontre un pauvre à soulager, une famille à soutenir, un malheur à réparer, on voit ces anges de miséricorde accourir avec un saint empressement ; on vole au plaisir avec moins d'ardeur qu'elles ne volent au secours de l'infortune ; et ne croyez pas que leur bienfaisant concours se borne à d'oisives aumônes; il faut aimer Dieu à la sueur de son visage, leur a dit le saint prêtre.
Source : Gallica

Clair Bandeville Panégyrique de saint Vincent de Paul… (1845)

Commençons seulement le bien, dit-il, ét Dieu saura le finir. Ses trésors, c'est la charité, qui ne craint ni fatigue, ni rebut, ni démarche, ni sacrifice, et qui lui donne les moyens de dire comme autrefois le divin maître : Venez à moi vous tous qui souffrez, et je vous soulagerai.
Il ne suffit pas à Vincent que cette charité embrasse tout l'univers; il faut qu'elle subsiste, pour ainsi dire, autant que les siècles; il faut que les âges, les générations futures participent à ses bienfaits comme toutes les populations contemporaines.
Source : Gallica

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