Résumé

Hubert Lebon Vie de saint Vincent de Paul, l'an 1660 (1846)

Vincent ne connaissait que la charité, et il y a loin de la bienfaisance a la charité, cette fille du ciel, qui seule sait faire du bien jusqu'à l'héroïsme , puis se cacher comme pour se rendre invisible.
Ah ! mettez-le dans vos rangs, cet homme extraordinaire, cet homme que l'on peut nommer unique ; érigez-lui des statues , célébrez aussi ses louanges ; mais reconnaissez qu'il n'y a que le Dieu des chrétiens qui puisse former des Vincents.
Source : Gallica

Hubert Lebon Vie de saint Vincent de Paul, l'an 1660 (1846)

Aussitôt il appelle ses fidèles coopératrices, expose le pressant besoin de sauver ces enfants, et ils sont secourus ; mais le nombre en augmente au point que la charité se décourage, et qu'elle est prêle à se rebuter. Toutes ces grandes âmes, qui l'ont si généreusement secondé jusque alors, viennent lui déclarer qu'il faut absolument renoncer à cette œuvre de miséricorde ; mais, quand tout semble l'abandonner, sa foi en la Providence lui reste ; il regarde amoureusement le ciel, d'où le désespoir ne descendit jamais
Source : Gallica

Hubert Lebon Vie de saint Vincent de Paul, l'an 1660 (1846)

L'éloquence ne nous offre point de plus sublime mouvement ; aussi n'a-t-elle jamais obtenu de plus beau triomphe. On ne répond à Vincent de Paul que par des pleurs et des cris de miséricorde. Dans cette même assemblée, où l'on est venu avec la résolution d'abandonner pour toujours les enfants trouvés, la fondation de leur hôpital, votée par acclamation , reçoit immédiatement pour première dotation quarante mille livres de rente; et cet exemple d'humanité est aussitôt imité dans tout le royaume et dans l'Europe entière.
Source : Gallica

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